Poesía

Poesía (5)

Cœur Sauvage

D’abord tu étais  pur, imprudent,
Aussi bien tendre, sans trace de maquillage, heureux comme le visage de chaque  petit enfant dans lequel  tu vis
Ton innocence  était immaculée, infinie comme le premier amour,
 Si extravagante, comme l’odeur des fleurs des champs

Mais, aujourd'hui  tout le monde  détourne les yeux
Les enfants marchent guidés par des idéologies hypocrites  Sans parler, sans regarder,  ils brûlent d’envie de survivre
Parce que la guerre les invite à continuer

Il n’y a pas d’espace pour les sentiments
Tout est interdit, le cœur se tait, en palpitant, furieux
La violence attaque, les remords se calment
Ils sont perdus, seules les statistiques les sauvent,
Entre-temps ils combattent

De quel côté ? Droit ? Gauche ?
Cela n’importe pas, parce que  la raison est la même
La lutte  a débarrassé ces petits rêves 
La faim, l’abus, l’abandon sont leur pain de ce jour

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Je te cherche aujourd’hui
Comme la première fois que je t’ai trouvée
Avec  l’émotion dans chaque parole, paisible, sans engagement
Les idées découlent rapidement dans ma tête courageuse
C’était l’idéalisme immaculé de la jeunesse

Je ne  pensais jamais à la trahison
Pourquoi ?  Si je te fais confiance comme un amant fidèle
Et tu étais disponible entre  toutes mes lignes
Seulement l’imagination était ton ennemie
Mais un jour l’inévitable est arrivé

La censure a tué l’harmonie sans préméditation
Doucement, comme une caresse  nécessaire pour l’amour
Sans défense parce que la violence la déforme
Et tout le monde l’acceptait, comme un hôte  privilégié

Quelle beauté!  C’était l’excuse parfaite
Je n’avais même pas protesté
Pourtant je me suis habituée à sa présence
Jusqu'à en être emprisonnée par son charme

Les années passent, la frustration grandit
Comme si un univers magique se transformait
En laissant rage et confusion
Le temps s’est arrêté, l’inspiration s’est fanée
Seuls les mots esclaves survivent

Quelqu’un pourra-t-il les sauver de cet esclavage ?

Tu n’es pas la même que j’avais connue
Très arrogante, inébranlable,
 Froide, méticuleuse, avec ton  menton élevé,
 Comme quelqu'un qui ne doit rien

Ta peau lisse sans sentiment
Se pourrit  maintenant
Tu ne peux pas le cacher
Et je te regarde en secret

Tu as tellement de sang
Que tes victimes te réclament
Mais tu n’écoutes rien
Tu as perdu ta sensibilité
L’animosité t’a blessée mortellement

Chez nous,  la terre s’ouvre,
 S’écoutent des cris des corps démembrés,
Les innocents qui demandent une mort digne 
Et ces mères inconsolables, sans le droit de pleurer,
 Contemplent ces cœurs brisés en attendant le pire

Ces hommes vont  trop loin 
Pour préserver le pouvoir
La violence les alimentent, les excitent
Malgré cela,  ils se perçoivent comme  les vrais libérateurs
La lutte n’est jamais terminée
 
Entre-temps que fais-tu ?
Ta volonté est  souillée
Tu es une simple illusion maudite qui n’existe pas
Mieux vaut souffrir dans la solitude

 


Patience, quelle vertu incroyable
Elle arrive, elle part  comme le vent
Tranquille, mais inaccessible 
Sans visage, sans peur, sans douleur
Si seulement je pouvais l’avoir

Mes jours seraient plaisants
Mon esprit flotterait  dans mon corps
Il n’y aurait  pas d’espace pour le désespoir
Mes pensées fuyaient prématurément
Sans laisser de traces

Nonobstant, le futur se moque
Le passé s’incruste
Le présent annonce jusqu’ à des petits moments d’espérance
Pas de changement…

Peut-être que toutes les batailles sont inutiles
Que la vie ne coûte rien 
Parce que des frustrations apparaissent  meilleures que des réussites
A la fin, le destin dira qui sera  le gagnant

Ce n’est pas nécessaire ni de souffrir ni de s’inquiéter,
Puis  la patience  est docile et sauvage
Impossible de plaire… 
 Il faut l’attendre !

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